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Ce que l'histoire nous dit : de Québec 1995 à l'Alberta 2026, l'unité par le droit
Le 19 octobre, l'Alberta a refusé à environ 75 % d'engager la voie de la sécession ; en 1995, le Québec avait dit non à 50,58 %. De ce quasi-basculement sont nés l'avis de la Cour suprême de 1998 et la Loi sur la clarté de 2000 : retour sur une exigence démocratique. Lire l'article : /articles/alberta-les-trois-quarts-disent-non-a-la-secession-une-lecon-pour-l-europe-2026-10-20-22h35
La Rédaction LSR · 21 octobre 2026
Transcription de la voix off
Ce que l'histoire nous dit. Lundi 19 octobre, les électeurs de l'Alberta ont refusé d'engager leur province sur la voie de la sécession. Environ trois sur quatre ont choisi de rester au Canada, selon les résultats provisoires d'Élections Alberta. Il y a presque 31 ans, le pays avait frôlé la rupture. Le 30 octobre 1995, le Québec votait sur sa souveraineté. Le non l'emportait avec 50,58 % des voix. L'écart ? 54 288 voix, pour une participation de plus de 93 %. De ce vote est née une exigence. Le 20 août 1998, la Cour suprême du Canada jugeait que le Québec ne pouvait pas faire sécession de façon unilatérale. Mais une majorité claire, sur une question claire, obligerait à négocier. En l'an 2000, la Loi sur la clarté a inscrit ce principe dans le droit fédéral. Aujourd'hui, le contexte diffère. L'Alberta ne votait pas sur l'indépendance, mais sur le lancement d'une démarche. Et l'écart n'a rien de commun avec celui de 1995. Notre lecture : l'unité d'un pays se défend par le débat et par le droit, pas sous la pression de l'étranger. L'Europe saura-t-elle s'en souvenir ?


